Thomas Harris né le 11 avril 1940 à Jackson, Tennessee, il grandi à Rich où son père s'était établi comme fermier. Il étudie l'anglais à l'université de Baylor, à Waco, Texas, tout en travaillant comme reporter pour le News Tribune.
Dans les années soixante, Thomas Harris envoie ses premiers textes à des magazines, des nouvelles macabres qui se distinguent par un sens aigu du détail. Après l'obtention de son diplôme, en 1964, il part voyager en Europe puis devient reporter pour l'Associated à New York. Jusqu'en 1974, il couvre les affaires criminelles aux Etats-Unis et au Mexique, lesquelles seront la matière première de ses romans.
Après le succès de Black Sunday, son premier roman publié en 1975, Thomas Harris se consacre entièrement à l'écriture. Il met six ans à écrire son deuxième roman, Dragon rouge, publié en 1981, qui introduit le personnage de serial killer le plus populaire de la littérature, Hannibal Lecter « le cannibale ». Adapté au cinéma deux fois, d'abord sous le titre Manhunter réalisé par Michael Mann en1986, et plus tard en tant que dragon rouge réalisé par Brett Ratner en 2002. La suite de ce livre, Le silence des agneaux, parue en 1988, est un immense succès populaire et son adaptation cinématographique entre dans la légende hollywoodienne (cinq oscars pour le film de Jonathan Demme, 1991). Hannibal, le troisième volet de la série, a été publié en 1999 et adapté au cinéma par Ridley Scott en 2001.Et dernièrement Hannibal les origines du mal publier le 5 décembre 2006 et adapté au cinéma par Peter Webber en 2007.
Site officiel de Thomas Harris : www.randomhouse.com/features/thomasharris/
Rien ne s'écoute, rien ne se passe. Le silence est maître de mes journées tandis que les mots rythment ma vie. J'aime ces moments de vide, lorsque je lis à en perdre haleine, oubliant même de manger, boire, regarder, écouter. Tout s'efface, comme une bulle m'entourant : impossible de m'en extirper.
Ma tête est assaillie, les mots défilent. Vite, de plus en plus vite, je les sens en moi, passer à une telle allure que mon esprit s'affole.
Mes yeux ne peuvent quitter ces écrits, comme s'ils étaient liés, comme une question de survie.
Je ne pense plus, je ne vis plus. Il me semble même que mon coeur cesse tout battements, les rythmes de ces mots suffisant au strict nécessaire. Je me nourris de chaque syllabe comme si c'était la dernière, je bois chaque phrase avec avidité, je respire chaque ponctuation me permettant de reprendre mon souffle.
Les heures défilent, l'aiguille s'affole et mes sens l'accompagnent. Un coup d'oeil furtif, je n'en reviens pas d'être toujours là, buvant chaque parole.
Quand cela cessera, je ne sais pas, je ne veux pas le savoir, je veux seulement continuer.











France
Belgique
Royaume-Uni



