. × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × .
Le réalisateur Peter Webber résume "Hannibal Lecter : les origines du mal" en le plaçant dans le contexte de la saga :
"Cette histoire raconte la naissance d'un monstre, la genèse du personnage. Hannibal est donc le rôle central du film, alors qu'auparavant il n'était que secondaire. Dans 'Le Silence des agneaux', Lecter n'apparaît à l'écran que 18 minutes, alors qu'il sera ici au centre de 90 % des plans. Mais surtout, dans les films précédents, il était déjà un monstre. Or, personnellement, il me semblait plus intéressant de montrer comment le personnage est devenu ce monstre."
"Hannibal Lecter : les origines du mal" marque la toute première expérience hollywoodienne de Gaspard Ulliel. Une première américaine sous haute pression, le budget du long métrage étant estimé au-delà des 50 millions de dollars. Le jeune français, vu aux génériques des "Egarés", d'"Un Long dimanche de fiançailles" et de "Jacquou Le Croquant", est le troisième acteur à se glisser sous les traits du serial killer Hannibal Lecter, après Brian Cox dans "Le Sixième Sens", et surtout Anthony Hopkins, légendaire incarnation du cannibale dans "Le Silence des agneaux", "Hannibal" et "Dragon Rouge".
Le choix de l'acteur pour le rôle principal d'Hannibal jeune était un point critique du film. Le producteur Dino De Laurentiis explique qu'ils ont longuement cherché leur comédien : "Nous recherchions avant tout une physionomie mystérieuse que nous ne trouvions pas. Nous voulions un jeune homme charmant qui soit crédible en assassin." Gaspard Ulliel venait de terminer "Un Long dimanche de fiançailles" quand Dino De Laurentiis l'a remarqué, sur les conseils du producteur Tarak Ben Ammar, qui avait proposé le projet à l'acteur lors d'une soirée peu de temps auparavant. "J'ai tout de suite compris que nous tenions notre Hannibal en le voyant ! Nous avons rencontré Gaspard à Paris, puis le réalisateur Peter Webber lui a fait tourner un essai à mon domicile, et le résultat à l'écran était époustouflant. Tout était là, sous nos yeux : cette intensité, ce regard. Je me souviens avoir dit alors à Gaspard qu'il était né pour incarner Hannibal Lecter."
Peter Webber partage cette certitude : "C'était un sentiment viscéral. J'ai regardé les essais de Gaspard et je me suis fait la réflexion que c'était la seule personne que je pourrais regarder pendant deux heures. Il a en lui quelque chose de très spécial. Quelque chose de très sombre."
. × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × .